Don d’organes et don du corps en Suisse : comment ça se passe
Le don d’organes se décide de son vivant et se dit aux proches ; le don du corps à la science se contracte avec un institut d’anatomie. Ce que chacun implique pour les obsèques.
Le don d’organes
En Suisse, le don d’organes suppose aujourd’hui un consentement : carte de donneur, registre national ou volonté connue des proches. Un passage au consentement présumé (chacun est donneur sauf refus exprimé) a été accepté en votation en 2022 et est en cours de mise en œuvre ; renseignez-vous sur l’état actuel. Dans tous les cas : dites-le à vos proches, c’est à eux que l’hôpital demandera.
Ce que ça change pour les obsèques
Rien, ou presque. Le prélèvement a lieu à l’hôpital dans les heures qui suivent le décès ; le corps est ensuite rendu à la famille, et la cérémonie a lieu normalement, avec un délai d’un jour ou deux.
Le don du corps
Léguer son corps à la science se fait de son vivant, par contrat avec l’institut d’anatomie d’une université (Bâle, Berne, Fribourg, Genève, Lausanne, Zurich). Au décès, l’institut prend le corps en charge à ses frais dans les 24 à 48 heures ; il n’y a pas d’obsèques avec le corps. Après un à trois ans, les cendres sont remises à la famille ou inhumées collectivement, selon le contrat. Une cérémonie sans le corps reste possible.
Écrire et dire
La carte de donneur dans le portefeuille, une ligne dans les volontés, un mot aux proches. Le parcours « Mes volontés » de Luxmemora prévoit la question et garde la carte dans le coffre.
Questions fréquentes
Le don d’organes empêche-t-il une cérémonie à cercueil ouvert ?
Non. Le corps est rendu intact en apparence.
Peut-on donner son corps sans contrat préalable ?
Non. Les instituts n’acceptent que les personnes inscrites de leur vivant.
Le don du corps coûte-t-il quelque chose à la famille ?
En général non : l’institut prend le transport et la crémation à sa charge, selon le contrat.
Vérifié le 19 septembre 2026 · information générale suisse, à confirmer auprès de la commune et du canton.